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Si vous suivez le soap-opera qu’est devenu Kaboom au fil des ans, vous vous rappelez sans doute que dans le dernier épisode je n’avais pas - pour la première fois - cité ou parlé de Vincent Quénault. Il ne s’agissait nullement d’un jeu oulipien. Non. Après l’enregistrement, Vincent avait soudain disparu. Or il se trouve que dans cette nouvelle émission, Vincent n’est pas des nôtres. Il n’était pas là. Nous sommes sans nouvelles. Personne ne nous répond. Ses parents ne décrochent pas quand nous les appelons. Ses employeurs sont sans cesse sur répondeur. Il a disparu de l’état civil. Des enquêteurs ne veulent même pas en entendre parler. Pis, ils font comme s’il n’avait jamais existé.

Étant plutôt fataliste de nature, j’ai donc décidé de lui rendre un dernier hommage en publiant ce qu’il pensait des films au programme puisque nous ne pouvons plus écouter son timbre chantant comme la Garonne et le petit chemin du fiacre de Rabastens où, quand il était enfant, Vincent lisait ses Gaston Lagaffe au milieu des herbes hautes et des cigales.

Vincent était un nostalgique : il avait plutôt aimé LE MONDE DE DORY mais moins que LE MONDE DE NEMO, découvert avec Maxime son frère dans une salle municipale d’Albi. C’était un nostalgique, le Vincent. D’ailleurs, il avait adoré LOVE AND FRIENDSHIP qui se déroule au XIXème siècle, et inspiré des écrits de sa chère Jane Austen. C’était aussi un romantique, le coquin. Il avait fort goûté à la solitude et au repli du héros de LA TORTUE ROUGE. Ça lui rappelait sa solitude quand, dans son école primaire, les autres enfants se détournaient de lui et l’appelaient déjà « grand-père ».

vMais au fond, c’était un grand enfant, espiègle comme le cassoulet. Joueur et rêveur. Il n’aimait pas les monstres et tout ce qui fait un tantinet peur. Il a donc rejeté THE WITCH (qui veut dire « sorcière », je l’écris parce que de nombreux auditeurs ne parlent pas anglais), les partis pris formel de THE NEON DEMON (le démon néon) et n’est même pas allé voir CONJURING 2 (la sorcellerie en anglais). Par contre, il aimait Isabelle Huppert. Et Jean-Pierre Bacri aussi, le héros de son film fétiche, ON CONNAIT LA CHANSON. Il avait donc plutôt apprécié TOUT DE SUITE MAINTENANT.

Malheureusement, Dieu nous l’a repris trop tôt. S’il détestait les sorcières, on attend qu’une d’entre elles le ressuscite.
Qu’elle et lui puissent nous entendre en podcast, sur le site de l’émission ou sur Itunes, enfin quelque-part, entre le vide et l’infini, dans le COSMODRAMA du nom de ce film que tu as aussi plutôt aimé et auquel Nicolas, ton ami, ton frère, ton cousin, a participé.
Cette émission, elle est à toi, Vincent.


Erwan, Nicolas et Frédéric.

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