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Ça y est, depuis que Kaboom est devenu un rendez-vous mensuel et non plus bi-hebdomadaire (comme au temps de l’Âge D’Or sacré et des Kaboom Klassics), la durée explose, dépassant celle d’un blockbuster hindou. En somme, comme nous ne nous voyons plus qu’une seule fois par mois (depuis que l’un d’entre nous nous a trompés pour des contrées plus… riches), on en profite quand on se voit, un peu comme des amants séparés par des milliers de bornes et qui auraient la joie de se retrouver de temps en temps.

Petit flashback de l’histoire de notre triolisme cinéphilico-amoureux : au début, nous ne nous connaissions pas. La passion nous emportait au-delà du raisonnable. Les premières émissions duraient des heures tant nous nous répandions avec verdeur, rempilant avec plus de fougue sur chaque film et nous déversant par saccades verbales et joyeuses. Et puis peu à peu, enivrés par tant de débats orgasmiques, nous avons commencé à nous voir de plus en plus souvent, dans l’espoir, l’illusion de prolonger le plaisir. Bon gré mal gré, le bonheur s’est fait quotidien, le désir habitude. Les Kaboom devinrent réguliers, hebdomadaires. Et les durées à chaque fois plus courtes, plus brèves. Plus efficaces aussi, il faut le reconnaître : nous nous connaissions. Nous savions désormais de quelle manière donner du plaisir à l’autre comme à l’auditeur. Plus performants oui, moins passionnés peut être.

Alors dans l’espoir de revivifier notre (et votre) plaisir, nous avons usé de mille artifices : créer pour commencer une autre manière de nous émoustiller en parlant de films classiques, multipliant les échanges comme les objets… d’analyse. Ce fut le temps de Kaboom Klassik. Nous essayâmes de faire plaisir à chacun, passant d’une émission l’autre, de Carpenter à Pialat.

Mais cela ne suffisait pas à Vincent. Au bord du gouffre, tel une « Nymphomaniac »,, à la recherche d’un plaisir aussi absolu qu’inatteignable, il nous supplia de faire venir d’autres critiques parmi nous, d’échanger avec d’autres blogueurs. Hommes ou femmes, jeunes ou plus âgés, sadiques ou masochistes, nous avons tout essayé, tout exploré. Certains, comme l’ami Erwan Debois par exemple, ravivèrent un peu de la passion des débuts. Mais la jalousie finit par l’emporter. Nicolas émigra en banlieue, Vincent dans le sud puis dans le Nord (aujourd’hui, personne ne sait où il dort ni avec qui).

Aujourd’hui le trio continue, bon gré mal gré. Malgré les difficultés, les avaries, les tromperies fréquentes (n’est ce pas Nicolas ?), la tendresse l’a emporté. Aujourd’hui, s’ils ne se voient plus aussi souvent qu’avant, les émissions ont la durée des premiers ébats. Assez longues pour que le plaisir soit au rendez vous.


Frédéric Mercier


Programme :
(sélection du 25/12/2013 au 04/02/2014)

. NYMPHOMANIAC de Lars Von Trier
. 12 YEARS A SLAVE de Steve Mcqueen
. LE VENT SE LÈVE de Hayao Miyazaki
. YVES SAINT LAURENT de Jalil Lespert
. PHILOMENA de Stephen Frears
. MINUSCULE de Hélène Giraud et Thomas Szabo
. DALLAS BUYERS CLUB de Jean-marc Vallée
. TEL PÈRE, TEL FILS de Kore-eda Hirokazu

Rétrospective :
-

Invité :
-

Durée :
02H00


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